Poésie Illusoire

Poésie illusoire par une rêveuse éternelle...

02 mai 2007

Reine à temps plein

Semblants

Un petit pas vers l'avant
Et je te propulse dans mes riens
J'avance toujours en reculant tu sais
Même que mes pieds s'enfargent dans tes paupières
Et mes plaintes ricochent dans ta pupille...

Rien qu'une dernière danse
Sur le beat déchaîné d'une musique de file d'attente
C'est tout ce que je demande
Et on attisera les manèges de cire
Pour les coincer dans nos toiles encore...

Marguerite la voyante ne nous regarde plus,
Le passé présent futur nous appartient
Le reste on le brûlera, on l'enterrera
La boule de cristal nous fuie,
Profitons-en

***

Passé #3 (Loin derrière)

Il y avait aussi uen navette qui nous emportait
À dos de cheval
Dans un bed and breakfast du Sud
Mais nous on préférait le Nord...

Le clown qui fait rire les enfants
Ne se fait jamais rire lui-même
Et la pie qui jacasse des mots doux
N'est là que pour le spectacle

Le billet était était moins cher cette fois-là
Et tes cils m'entouraient juste assez pour me faire rêver,
Il en manquait peu pour tuer les peut-êtres...

***

Lendemain

Et de nos robes de princesse
Aucune n'a survécu
Même nos rêves se sont éparpillés
Les beaux à gauche,
La droite en attente...

Mais la rein perdera sa couronne
Commme le fou a perdu sa tête
Et nous s'époumonera
Dans les roller-coasters au tracks-serpents
Ceux des dragons, des chevaux...

...Encore plus d'oiseaux jaunes...

***

Passé #1 (hier)

Les abeilles se délectaient de nos peines
Il ne faisait pas soleil, seulement brumeux,
Comme la brume dans tes yeux.
Et le givre couvrait la fenêtre,
Mais pourtant les arbres en fleur
Nous avaient déjà ouvert leurs paumes

La sensation de ma main
Parcourant et séparant
La moindre mèche de tes cheveux
M'est revenue dans un vent de Mai...

Une mouche chante à mon oreille
Un p'tit air à la jacques Brel
Que je n'oublierai pas

***

287 West Street

Un petit pas vers le Sud
Nos bras sont des pantins
Je t'arracherai tes doutes
Mais lance-moi ton pique
Et la couronne de la reine
Pour que je puisse les raccorder
Autant que les stands de fusils à l'eau
Où je prends mes aiguilles
Autant que je recouse
Le tutu de la ballerine
Pour qu'on puisse à nouveau danser
Dans la file des manèges
Pour qu'on réapprenne à virevolter
Sur le toit des églises
Où on a vu grandir
Le rouage des calèches
Et, dans les valses carrousels,
Le trot de nos poneys...

***

Passé #2 (À demi)

Et l'auberge en bois de chêne
Et ses lucarnes blanchies
Étaient les seuls témoins de nos caprices,
Le vent balance leurs ruines
Dans la carreau de la fenêtre...

Je me souviens
De nous
Comme si c'était hier

L'homme géant se dandine
Parce qu'il est paumé
Et le clown qui fait rire les enfants
Ne s'est jamais trouvé drôle

On a rapiécé les morceaux du casse-tête
Au goût dilué de velours,
Un par un,
Pour arriver avec 2 heures de retard

Le rideau était déjà fermé
Et la salle à moitié vide...

Posté par PLume_ à 23:19 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


18 mars 2007

Flash

Les ailes se brisent
Dans un clic enivrant
Et ces quelques secondes restent immortalisées
Sur la pellicule de nos âmes
En guise de passé.

C'est plus fort qu'elle.
Son coeur en redemande.

Ces cicatrices vertes que les dieux implorent,
Elle les a teintes.
Pour les cacher.

Faible odeur de court-circuit

Je crie pour la guider mais je n'ai plus
Qu'une voix soluble qui augmente sa peur.

Sa peur.
Elle ne la voit plus tant elle y est habituée.

Et moi je n'ai qu'un flash rouge
Devant les yeux
Je les vois, moi.

Les doigts de septembre la bouffent
Jusqu'à s'éprendre totalement de son corps
C'est ce qu'elle voulait mais son âme,
Son âme, étrangement s'en remord.

Ses traces, ces griffures dans le ciel,
Ce ne sont pas les avions,
Ce sont ces ongles qui se vengent,
Ses ongles qui griffent le firmament d'un coup sec

Sec comme son coeur.

Et moi j'ai toujours la verdure qui trône sur ses bras
Comme souvenir, en photo-polaroid.
Flash obsédant.

Posté par PLume_ à 19:58 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2007

Ta fenêtre trop lointaine

Je me pends aux vénitiennes
Pour ne pas lâcher prise.
On m'a dit que j'devais m'accrocher,
Mais comme ce soir ya personne,
Je m'accroche à ma fenêtre.

Dehors la nuit,
Ma meilleure amie.
Tu vois comme on se ressemble,
Finalement.

En dedans c'est vide.
Ya que moi qui pleure et les autres qui gémissent.
J'suis tannée.

Je voudrais te retrouver là-bas,
Mais là-bas, c'est tellement loin..
De l'autre côté de la mer,
De l'autre côté de notre océan.

Je me pends aux vénitiennes,
Espérant que tu me vois de ta fenêtre,
Ta fenêtre beaucoup trop lointaine.

Dehors la nuit,
Mais chez toi c'est déjà passé,
Le jour se lève.

Je compte les heures
Qui nous séparent,
Mais ce soir j'abandonne,
C'est beaucoup trop long.

Je me pends aux vénitiennes,
Et je te souris.

[On m'a dit que j'devais m'accrocher,
Mais comme t'es si loin ce soir,
Je m'accroche à ma fenêtre.]

*PLume
1er février 2007

Posté par PLume_ à 20:53 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2007

Palette de couleurs

Le bleu glisse sur mon aile
Jusqu'à m'écorcher les yeux
Mes larmes pleurent de sang.

Le verre se ramasse à la pelle
Des morceaux de mon âme
Des morceaux aveugles,
Qui osent te pleurer.

De mes doigts à mon coeur
Le blanc de tes songes se dessine,
D'un trait noir.
Mes larmes pleurent tes yeux.

Le mauve coule sur ma peau,
Jusqu'à m'arracher la vue
Regarde mes yeux crier,
Regarde les crier!

Le bleu hante mes nuits
La palette au complet s'empare de moi
Je crie, je saigne par paquet
Je t'en prie, éparpille-moi,
Mes yeux de verre brisés te fuient.

PLume, 30 Janvier 2007

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Esquisse

Devant moi des formes aux anneaux dorés
Qui doucement viennent s'inscrire sur le métal brûlant
Là où je tente vainement de me rendre

Le verre des bouteilles me fend la peau,
Et je m'envole
Comme tombent les graines d'acier
Comme tombent les graines
Au rythme de mon ivresse.

Les couleurs fondent
La peinture s'effrite
Les murs redeviennent blancs,
Reflet de mon âme.

Douce folie il est temps,
Il est temps de partir.

Des tourbillons de couleurs un peu floues
Se mélangent dans une pluie de formes enboîtées
Et je m'enfonce
Comme tombent les armes déchirées,
Au rythme de ma folie.

Devant moi des formes aux ronds doubles
Qui sur le sol viennent écourter les ombres en cadence
Là où en silence je tue mes prisons

Posté par PLume_ à 21:10 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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