09 avril 2007
Les fourmis n'oublient jamais (pas du tout travaillé)
Pendue à ta gorge
Je m'accroche à nos sourires
Ou plutôt à ce qu'il en reste.
Pour un oui, pour un non
T'en a fait couler dans larmes
Même que mon coeur tu l'as totalement bouffé,
Cavité par cavité,
Tu l'as complètement bouffé.
T'en as fait couler des larmes,
Et pas seulement les miennes.
Un jour tu récolteras tes semences,
Enfoiré.
Monsieur Parfait.
Et moi je suis qu'une crotte
Une mauvaise herbe qu'on élimine
Par peur qu'elle nuise aux bonnes herbes.
Je suis qu'une fourmi qu'on écrase.
Mais tu sais, les fourmis n'oublient jamais.
Je t'oublie pas, c'est certain.
Je m'en souviendrai
À quel point tu fais chier.
Tu fais chier plus qu'une tisane laxative.
Tu peux pas savoir à quel point tu fais chier.
J'ai tellement pleuré qu'on s'aimait,
Que t'as fini par le croire
Sale con.
Mais les fourmis n'oublient jamais.
Et dans 20 ans sois sur que je me vengerai.
J'irais t'arracher le coeur que tu m'as volé
Et je répandrai le sang un peu partout
Juste parce que du sang c'est rouge,
Et parce que c'est beau,
Le rouge.
Tu fais chier.
J'ai cru que de te respirer
Comblerais mon manque d'air
Mais les derniers souffles, tu nous les as volés.
Tu nous les as volés.
Je te déteste.
Je te déteste plus profond que la fosse des mariannes.
Je te déteste,
Je te déteste tellement.
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