Poésie Illusoire

Poésie illusoire par une rêveuse éternelle...

18 mars 2007

Graffitis

J'ai un collage dans le ventre,
Un mix nostalgique de photos noir et blanc
À moitié dé-brabouillées
Par mon stylo-porte-bonheur.

J'ai des murs moisis plein la tête
Enduits de colle en bâton,
Tapissés de graffitis flash
Des mes canes de peinture en push-push.
J'ai un collage mélancolique dedans mon bedon
Un mix de photo assemblées
Par ma colle-porte-bonheur.

J'ai des dessins en forme de dessins,
Des livres plein la tête.
J'ai des romans d'amour aux pages sales
À moitié (dé)tachées,
Et devenues illisibles d'encre

J'ai des livres plein ma tête,
Couverts de tes pages noircies
Par l'encre de mon stylo-porte-bonheur.

J'ai des bonhommes à lumettes
Plein mon bedon, plein ma tête
J'ai des gribouillis peints plein le corps
Par ta gouache qui m'irrite,
Tes pinceaux fétiches,
Qui me (dé)frippent les murs comme une vulgaire feuille.

J'ai des bonhommes plein les yeux
Des petits emos au cou fendu
Par ma corde-porte-bonheur.

J'ai des livres plein la tête
Qui crachent des pages de magazines
Des photos noir et blanc dramatico-dramatiques
Prises par mon polaroid porte-bonheur.

J'ai un dessin fait de brindilles un peu sombres
Encrées par notre stylo-porte-bonheur
Jusque dans les entrailles de mon papier.

J'ai des alumettes au cou fendu
Plein la tête,
J'ai des bonhommes pendus
Plein les murs.

Posté par PLume_ à 20:13 - Poésies Noires - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Flash

Les ailes se brisent
Dans un clic enivrant
Et ces quelques secondes restent immortalisées
Sur la pellicule de nos âmes
En guise de passé.

C'est plus fort qu'elle.
Son coeur en redemande.

Ces cicatrices vertes que les dieux implorent,
Elle les a teintes.
Pour les cacher.

Faible odeur de court-circuit

Je crie pour la guider mais je n'ai plus
Qu'une voix soluble qui augmente sa peur.

Sa peur.
Elle ne la voit plus tant elle y est habituée.

Et moi je n'ai qu'un flash rouge
Devant les yeux
Je les vois, moi.

Les doigts de septembre la bouffent
Jusqu'à s'éprendre totalement de son corps
C'est ce qu'elle voulait mais son âme,
Son âme, étrangement s'en remord.

Ses traces, ces griffures dans le ciel,
Ce ne sont pas les avions,
Ce sont ces ongles qui se vengent,
Ses ongles qui griffent le firmament d'un coup sec

Sec comme son coeur.

Et moi j'ai toujours la verdure qui trône sur ses bras
Comme souvenir, en photo-polaroid.
Flash obsédant.

Posté par PLume_ à 19:58 - Poésies - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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